MEDIATHEQUE
LUCIEN HERR

Ville de Saint Jacques de la Lande

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Rétrospective
| adultes

Dépasser
la blessure
intime pour
s'ouvrir au
monde

Lignes de faille

Nancy Huston - Actes Sud, 2006.

Nancy Huston s’inspire d’un fait historique peu connu, la «germanisation» forcée d’enfants de l’Est, pour retracer le destin de l’une de ces fillettes. Un destin lu à rebours à travers quatre générations, quatre voix d’enfants, et autant de failles… Étonnement et éblouissement nous guettent devant une telle construction narrative, N. Huston parvient à mêler l’Histoire au vécu intime de chaque personnage, à nous interroger aussi sur la fausse innocence de nos six ans, et c’est extraordinaire. À lire du même auteur, Dolce Agonia, et dans le même genre, A la vitesse de la lumière, de Javier Cercas.

>> Les Essentiels + : les auteurs


La maison Tudaure

Caroline SERS - Buchet Chastel, 2006.

L’action se déroule dans un petit village, isolé et refermé sur lui-même. Au coeur de la forêt avoisinante, une maison abandonnée, celle des Tudaure, attire l’attention de Claude, un jeune homme que tous trouvent un peu étrange. Il est fasciné par cette maison au point d’y pénétrer, de nuit, à l’insu de tous…
Ce roman construit comme un policier se termine de manière impromptue, avec une pointe d’humour.


Le serrurier volant

Tonino BENACQUISTA. Ill. par Jacques Tardi - L’Estuaire (Les Carnets Littéraires), 2006.

Suite à l’attaque de son camion blindé, la vie de Marc va être transformée. Après une longue convalescence de convoyeur de fonds, il choisit de devenir serrurier volant… Volant, pour être maître de son temps, et parce qu’il ne peut pas imaginer refaire équipe avec d’autres.
Les dessins limpides de Tardi ponctuent ce roman noir plutôt optimiste: tout peut s’ouvrir, les âmes et les coeurs aussi…

Les Carnets Littéraires des Editions l’Estuaire

Cette collection de courts romans inédits illustrés par des artistes contemporains est un genre nouveau à découvrir. Nouveau, parce que remettant en question la lecture dans ses rythmes et ses codes, l’acte de création ayant lui-même été modifié par la rencontre particulière d’un écrivain et d’un artiste.

Également disponibles à la médiathèque:

Fratelli

Jean-Bernard POUY Ill. par Joe G. Pinelli. 2006.

L’homme de septembre

Francis DANNEMARK Ill. par Cris de Becker; phot. Yves Fonck. 2004.

www.estuaire.be




La part
d'ombre du
chercheur
de lumière

Je voudrais tant que tu te souviennes

Dominique MAINARD - Joëlle Losfeld, 2007.

Après Leur histoire , voici un autre récit sensible de D. Maynard, qui met en scène des personnages à la marge du réel. Une adolescente au destin écrit par la tradition familiale crée un lien fort avec Mado, femme vieillissante et fragile, poupée de porcelaine à la chevelure rousse, que le handicap a confiné dans la passion étrange de photographier le sol, le minuscule, le rien. Arrive dans la ville un jeune homme qui va sans le vouloir casser ce lien, attirant, lui le funambule suspendu entre ciel et terre, le regard de Mado, qui se redresse enfin… Un roman touchant, pudique.

>> Les Essentiels + : les auteurs

 


L’Impasse

Antoine CHOPLIN - La Fosse aux ours, 2006.

Dans une ville assiégée, en ruines, en Tchétchénie ou ailleurs, des soldats traquent les survivants d’une population, tels Timour et sa famille qui se terrent au fond d’une impasse. Des trois militaires qui investissent la rue, deux sont d’une violence inouïe. Le troisième, Oleg, athlète de 20 ans qui rêve des jeux olympiques, est projeté par hasard dans un conflit qu’il ne comprend pas. Timour rencontre Oleg. L’occupant et l’occupé. Le soldat et le civil. Leur jeunesse, leur innocence font éclater ces barrières, leur parenthèse de paix se fera dans la bibliothèque, autour d’une sculpture de Giacometti, d’une partie d’échecs ou sur le stade… Preuve que l’humanité subsiste au coeur de l’innommable.

>> Les Essentiels + : les Editions La Fosse aux ours

 


La Véranda

Robert ALEXIS - José Corti, 2007.

Un homme qui a consacré sa vie aux voyages trouve un curieux ancrage dans une villa autrichienne aperçue par la vitre d’un train…

L’écriture et l’atmosphère de ce récit envoûtant évoquent Zweig, Mann… R. Alexis est pourtant un jeune auteur lyonnais dont on sait peu de chose, sauf qu’il aime Traven...

 


Les oubliés

Christian GAILLY - Ed. de minuit, 2007.

L’écrivain et ancien jazzman évoque, à travers cette histoire de deux journalistes chargés d’une chronique « que sontils devenus? », les artistes laissés-pour-compte de la postérité. Une écriture sobre, dans le lignage d’Echenoz.

 



Etre né
quelque
part est
toujours
un hasard

L’énigme B. Traven

«Ma patrie est là où je suis, où personne ne me dérange, où personne ne me demande qui je suis, d’où je viens et ce que je fais.»
Comment ne pas raccrocher ces mots du héros du Vaisseau des morts à la propre existence de B. Traven, sans doute le plus grand mystère littéraire du 20e siècle ?
Rare certitude, l’écrivain de langue allemande et aux multiples pseudonymes émigre au Mexique en 1924, à la chute de la dictature de Porforio Diaz. Le vaisseau des morts, témoignage de ses années d’errance précédentes, connaîtra dès 1926 un succès immédiat. Son second roman, le Trésor de la Sierra Madre, sera porté à l’écran par John Huston en 1947.

Tierra y libertad

Fidèle à ses idéaux de liberté absolue et à ses premiers écrits anarchistes, B. Traven prend fait et cause au Mexique pour le peuple indien du Chiapas. Un engagement sur fond de révolution mexicaine, qui se traduira par une écriture forte et lumineuse, défendant sans relâche le prolétaire et l’opprimé, l’homme ordinaire confronté au capitalisme et à la violence du colonisateur.

Auteur d’une oeuvre remarquable traduite dans le monde entier, Traven demeure peu connu en France. Pour Le cycle de Caoba, oeuvre majeure dans la littérature mexicaine de Traven, seuls La charrette et La révolte des pendus ont été traduits à ce jour.

Un auteur et un homme à (re)découvrir à l’occasion de récentes parutions, en commençant par B.Traven, portrait d’un anonyme célèbre, biographie passionnante mise en planches par Golo (Futuropolis, 2007 - 140 p.)

Également disponibles

 

La révolte des pendus
B. TRAVEN, Trad. de l'anglais par A. Lehman.
La Découverte, 2004 – 302 p. (Cultes fictions).

 

Le chagrin de saint Antoine : et autres histoires mexicaines
B. TRAVEN, Trad. de l'allemand par P. Vandenberghe.
La Découverte, 2006 – 110 p. (Cultes fictions).

 

Le pont dans la jungle
B. TRAVEN. Trad. de l'allemand par R. Simon.
Gallimard, 2004 – 253 p. (La Noire).

 

À la recherche de B. Traven Jonah RASKIN.Trad. de l'anglais (États-Unis) par V. Girard.
Les Fondeurs de briques, 2007 – 311 p.

>> Les Essentiels + : les auteurs

 



L'homme
y passe à
travers des
forêts de
symboles

La décimation

Rick BASS - Bourgois, 2007.

1836, la République indépendante du Texas est proclamée. Deux jeunes paysans, lassés de la «paix bucolique», s’engagent dans une milice qui fait régner la terreur sur la frontière mexicaine. Arrêtés et envoyés dans la plus terrible des prisons mexicaines, ils vont connaître la faim, la soif et l’impitoyable loi du diezmo.

Rick Bass pose avec ce western politique la question du sens de la guerre dont il décrit la violence sans détours, tout en gardant un oeil contemplatif sur les beautés de la nature.

 


Le chemin des âmes

Joseph BOYDEN - Albin Michel, 2006.

1919 : Niska, une vieille Indienne Cree du Canada, attend sur un quai le retour du dernier de ses proches, un soldat rescapé de la sanglante bataille de Vimy, désormais l’ombre de lui-même. À bord du canoë qui les ramène chez eux, il revit en transe ces mois de cauchemar.

Selon la croyance indienne, il faut trois jours à l’âme pour aborder l’au-delà, trouver le salut, trois jours… le temps qu’il faut pour lire le souffle coupé ce magnifique premier roman.

 


Indian creek : un hiver au cœur des rocheuses

Pete FROMM - Gallmeister, 2006.

En quinze jours Pete Fromm passe de sa vie d’étudiant à celle «d’homme des bois». Installé sous une tente au coeur des Rocheuses sur les bords de l’Indian Creek, il a pour mission de surveiller des oeufs de saumon pendant quelques mois. L’hiver s’installe et l’isole. Des longues heures de solitude, à couper du bois, réfléchir, écrire, chasser… Et on se surprend à rêver de vivre une telle expérience, aussi proche de la nature, de connaître ce sentiment de liberté, de légèreté…

 


Pas facile de voler des chevaux

Per PETTERSON - Gallimard, 2006.

À 67 ans, Trond Sander quitte Oslo pour un village de la frontière suédoise et une vie qu’il souhaite dénuée de tout. Mais «pas facile» d’oublier lorsque les questions se bousculent encore… Contre toute attente, une rencontre le ramène à l’été de ses 15 ans et aux ombres de son passé. Preuve de la vitalité de la littérature scandinave, ce roman est un hommage à la nature et aux saisons de la vie… Réussi.

 



Celui qui
n'est pas
occupé à
vivre est
occupé à
mourir

A la vitesse de la lumière

Javier CERCAS - Actes sud, 2006.

Voici un roman simple à lire mais profond. Le narrateur, étudiant espagnol indécis qui a des prétentions à devenir écrivain, quitte Barcelone pour un poste d’assistant dans une université américaine. Là, la rencontre de Rodney, enseignant taciturne, vétéran du Vietnam, va bouleverser sa vie entière. Les discussions littéraires et les conseils en écriture jalonneront cette étrange relation. « Il est impossible de survivre dignement au succès », lui dit Rodney, évoquant l’exemple d’Hemingway. La suite lui donne-t-elle raison? À la vitesse de la lumière, la vie enchaînera pour l’écrivain gloire, drame, désespoir, culpabilité, recherche de l’ami perdu, retour sur la tragique guerre du Vietnam, et quête d’une raison de vivre. Au bout du compte, la littérature n’est-elle pas salvatrice, seule ressource capable d’affronter les réalités de ce monde ainsi que les forces obscures qui sont en chacun de nous ?

 


Chansons d’amour au Lolita’s club

Juan MARSE - Bourgois, 2006.

Dans ce nouveau roman aux allures de polar, Marsé quitte l’Espagne franquiste pour nous plonger dans la Barcelone des faubourgs, des règlements de compte et de l’ETA. Deux frères, le flic alcoolique et le simple d’esprit, un bar à filles… tout va se jouer très vite dans un huis clos sans issue.

 


La vie est un caravansérail. Elle a deux portes. Par l’une je suis entrée, par l'autre je suis sortie

Emine Sevgi OZDAMAR - Ed. Zoé (Littératures d’émergence), 1997.

Un récit dense où l’auteur raconte avec humour et sensibilité son enfance en Anatolie puis à Istanbul dans la Turquie des années cinquante. C’est la vie de tous les jours avec les rituels du quotidien, les femmes omniprésentes, leurs humeurs, leurs peines, leurs désirs… C’est un véritable plaisir de lire Emine Sevgi. On tombe tout de suite sous le charme de ce récit ponctué de comptines, de chansons de son enfance et de proverbes ou maximes qui l’ont guidée.

 



Il est
étrange et
séduisant
de servir
de port
quand on
se sait
embarcation


Tworki

Marek BIENCZYK - Denoël, 2006.

Aujourd’hui encore, en Pologne, on dit des esprits dérangés qu’ils «sont bons pour Tworki». Cet hôpital psychiatrique fut pendant la guerre un asile… de fous, certes, mais asile refuge surtout, en ce temps où la folie du monde était bien pire. Jurek, «blanc-bec, saucisson sec», y est embauché, et découvre les «pyjamas», «siphonnés, araignée dans le plafond», les «blouses blanches», et les comptables. Parmi eux… la demoiselle en fleurs, Sonia… qui aime Olek. Alors Jurek regarde Janka… Soucis ordinaires de jeunes gens, qui vont par leur innocence se préserver le plus longtemps possible une enclave de bonheur, oubliant que le monde devient «Tworki, partout Tworki!».

Une écriture magnifique, inventive et drôle, transcendant la gravité historique.

 


Soudain dans la forêt profonde

Amos OZ - Gallimard, 2006.

La magie des mots opère dès les premières pages, le mystère s’installe, tout devient étrange, incertain… Pourquoi dans ce village tous les animaux ont-ils disparu ? Une légende raconte qu’un démon les aurait enlevés et emmenés dans la forêt mais deux enfants du village, veulent connaître la vérité et décident de pénétrer dans la forêt interdite… Très beau conte sur l'exclusion, les vertus de l'innocence, et les pouvoirs de la mémoire et de la parole.

 


Servir le peuple

Lianke YAN - Picquier, 2006.

D’une grande ferveur révolutionnaire, Wu Dawang ferait tout pour « servir le peuple », selon la célèbre injonction de Mao Ze-Dong. Tout… jusqu’à céder aux avances de la femme de son colonel en son absence. Récit d’une folle passion charnelle, Servir le peuple dénonce l’impossible liberté dans un pays d’hypocrisie et de mensonges. Une romance à tel point politiquement incorrecte que le livre a été interdit en Chine dès sa publication.

 


La Multitude errante

Laura RESTREPO - Calmann-Lévy, 2001.

Une histoire poignante qui parle de tous les réfugiés du monde entier, victimes des guerres civiles, ceux qui ont « traversé le miroir pour pénétrer dans l’envers de la réalité, à l’ombre de la chétive patrie officielle, l’incommensurable continent clandestin des parias ».

>> Les Essentiels + : les auteurs

 



Noir
comme
le négatif
photo de
nos
sociétés



Le Phare

P.D JAMES - Fayard, 2006.

Combe Island abrite une fondation destinée à permettre à des personnalités de premier plan de venir jouir de la quiétude de ce lieu coupé du monde. L’un de ses habitants, Nathan Oliver, est retrouvé mort. Le commandant Dalgliesh mène une très discrète enquête, pour résoudre ce qui, il en est vite convaincu, est bel et bien un meurtre.
Lecture idéale pour ceux qui se délectent de l’atmosphère des huis clos de la littérature policière…

 


Vodka

Boris STARLING - L’Archipel, 2006.

Au lendemain du putsch manqué de 1991, Moscou vit à l’heure des règlements de comptes entre mafias russe et tchétchène. Se déroulant sur cent jours au coeur de l’hiver moscovite, ce thriller nous plonge dans une intrigue au suspense très soutenu et donne à voir, sous un angle inédit, la naissance de la Russie actuelle.

 


La Couleur bleue

Jörg KASTNER - J.C. Lattès, 2006.

Les amateurs d’intrigues mêlant histoire de l’art et suspense seront ravis : les voilà dans l’Amsterdam du XVIIe siècle., Siècle d’or des grands peintres : Vermeer, Rembrandt, etc. Ce dernier, à l’époque du récit, est retombé dans l’oubli. Un jeune peintre, admirateur du Maître, devra dénouer les fils d’une sombre histoire de tableaux peints d’une mystérieuse couleur bleue, au risque de se faire enfermer dans la Rasphuis, célèbre prison d’Amsterdam. Mais les beaux yeux de Cornelia, fille de Rembrandt, valent bien ce risque !

>> Les Essentiels + : peintres et peinture dans les romans

 


Millenium 1. : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Stieg LARSSON - Actes sud (Actes noirs), 2006.

Pour ceux qui aiment se plonger dans une très longue histoire, voici un gros polar qui est le premier volet d’une trilogie. Du très noir, des personnages sympas, un huis clos mystérieux sur une île… Vite, la suite!

>> Les Essentiels + : les auteurs

 


La voix

Arnaldur INDRIDASON - Métailié (Noir), 2007.

Fans inconditionnels de l’islandais Indridason, nous vous recommandons les yeux fermés (pas trop !) ce troisième titre, après La femme en vert et La cité des jarres

 



Editer n'est
pas produire
mais
transmettre

Entretien avec Viviane Hamy, éditeur

Appréciant particulièrement le catalogue de l'éditrice Viviane Hamy, nous avons sollicité un entretien pour comprendre comment s'élabore une politique éditoriale. V. Hamy, c'est une maison d'édition, mais c'est d'abord le nom d'une femme. Qui êtes-vous Viviane Hamy, et comment vous êtes-vous lancée dans cette aventure en 1990 ?

Dès l'instant où j'ai mis le pied dans l'édition, j'ai su que j'aurais un jour ma maison pour faire naître des auteurs et pousser des livres. J'aurais aimée être avocate, mais quand j'ai mesuré l'abîme qui existait entre le droit et le Justice, je me suis dit que je ne tiendrais pas, parce qu'au fond je suis une idéaliste. J'ai créé ma maison d'édition après avoir travaillé 10 ans avec d'autres éditeurs, et après avoir démissionné 5 fois ! J'en avais assez de la spécialisation, de l'enfermement de chacun dans le poste qui lui était assigné. J'avais envie de rencontrer des auteurs avec lesquels je serais en connivence, et en 1990, je me suis dit que si je ne créais pas ma maison d'édition maintenant, je ne le ferais jamais.

Comment définiriez-vous vos choix éditoriaux ?

Je ne travaille que sur coup de coeur, parce que je suis viscéralement incapable de publier un livre qui ne me plaît pas. Mon seul critère est la qualité littéraire dans tous les genres représentés, du roman policier aux récits de voyage, en passant par les essais ou la réédition de livres anciens. Avant d'être éditrice, je suis lectrice. Je ne publie pas par souci de rentabilité, être éditeur ce n'est pas produire mais transmettre [..].


>> Les Essentiels + : l'intégralité de l'entretien
et les auteurs publiés chez Viviane Hamy

 


Que demain
différera
d'aujourd'hui

CRITIC

Librairie - Café
Bandes Dessinées et Littératures de l'Imaginaire

19 rue Hoche - Rennes

 

 

 


Les coups de coeur des libraires

La Horde du Contrevent

Alain DAMASIO - La Volte, 2004.

Attention, monument ! Ce roman oulipien nous narre les aventures d'une horde hétéroclite, qui brave le vent dans un monde apocalyptique, à la recherche de l'Extrême-Amont. Alain Damasio transmet à son lecteur une aventure sensorielle d'une rare perfection, d'une rare richesse, dont on ne peut ressortir indifférent. Dans cette édition grand format, vous avez la bande-son d'Arno Alyvan, écrite directement pour accompagner le livre.

 


L'Age des lumières

Ian R. McLEOD - Denoël (Lunes d’encre), 2007.

Ne lisez pas L'Âge des Lumières. SURTOUT PAS. Ne le lisez pas, parce que c'est le meilleur Steampunk parvenu sur nos étagères depuis des années. Ne le lisez pas, parce qu'il est excellemment écrit (et traduit). Ne le lisez pas, parce que l'histoire est d'une intelligence rare, d'une subtilité incroyable, tout comme l'autre roman de McLeod qu'il ne faut absolument pas toucher : Les îles du Soleil. Alors, non, ne le lisez pas, c'est vraiment très mal de lire des bons livres, il faut tous les brûler, comme dans Fahrenheit 451. Voilà, vous serez punis si vous y touchez. Et personne ne viendra vous plaindre quand on vous arrêtera pour sédition, quand vous crierez au monde entier, comme un halluciné, dans un ultime soubresaut « Ian Mcleod est le meilleur ! Vive Mcleod ! » On vous aura prévenus !

 


Le Livre des Crânes

Robert SILVERBERG - LGF (Le Livre de Poche), 2004.

Peut-être le meilleur roman de Robert Silverberg. Trois adolescents partent sur la route, à la recherche du Livre des Crânes, censé leur apporter l'immortalité.
Ni vraiment SF, ni vraiment Fantastique, un roman qui sonne juste, qui frappe fort, comme le Sur la route de Jack Kerouac. Très rock, sauvage, presque lyrique, un roman archi-culte !

 


Anansi Boys

Neil GAIMAN - Diable Vauvert, 2006.

Plus clair, plus drôle et… plus magique que American Gods, Anansi Boys fait mouche tout de suite. Doté d'une écriture très visuelle (on sent bien le scénariste derrière), et d'une verve incroyable, le roman nous entraîne sur les traces de Gros Charlie et de ses… ''secrets'' familiaux bien particuliers ! Chapeau Gaiman !

 



Un
printemps
allemand...

... Un été
indien

GREENWICH

Librairie des littératures étrangères

 

 

 


Les coups de coeur des libraires

Les inachevés

Reinhardt JIRGL - Quidam, 2007.

2007 aura vu la première traduction (remarquable) d’un grand écrivain allemand. L’histoire est simple : celle de quatre femmes expulsées des Sudètes en 1945, leur vie en RDA, puis dans le Berlin réunifié. Mais à la lecture, dans un véritable choc, les références se bousculent : G. Grass, A.Schmidt, T. Bernhard, Céline… Aucune ne parvient à circonscrire l’étendue de ce livre et une question demeure, comment avons-nous pu ignorer jusqu’à aujourd’hui un tel auteur ?

 


Les arpenteurs du monde

Daniel KEHLMANN - Actes Sud, 2007.

Le livre du jeune prodige des lettres allemandes (33 ans, 7 titres publiés, prix Kleist 2006), met à mal deux idées reçues : l’austérité de la littérature allemande et l’inadéquation entre qualité littéraire et succès public. Car une intelligence et une espièglerie nabokoviennes mènent ce récit des extraordinaires aventures scientifiques, des grandeurs et petitesses, des deux savants Humboldt et Gauss. Et ce roman, brillant, a su séduire un million de lecteurs outre-Rhin. Réjouissant, non ?

 


Une femme à Berlin, journal 20 avril–22 juin 1945

Anonyme - Gallimard, 2006.

Avec une absence de pathos incroyable, l’auteur relate dans ce journal l’occupation de Berlin par l’Armée rouge. Elle y consigne les viols, les pillages, la faim et décrit une Allemagne qui découvre la peur et s’apitoie sur son sort. Publié en Europe dans les années 50, ce livre fut très mal accueilli et l’auteur refusa sa réédition et de dévoiler son identité. Il a donc fallu attendre son décès pour découvrir ce témoignage, remarquable d’un point de vue historique mais surtout littéraire.

 


Loin de Chandigarh

Tarun J. TEJPAL - Buchet-Chastel, 2005.

Difficile de résumer en quelques mots ce magnifique premier ouvrage du jeune éditeur indien Tarun J. Tejpal. Ce roman gigogne emboîte avec bonheur une très belle histoire d’amour, une déclinaison du Kama-Sutra, un portrait de l’Inde des soixante dernières années, la saga d’une américaine atypique et libre au début du XXe siècle, une réflexion sur la création littéraire, une ode à la nature et mille autres choses encore… Tarun J. Tejpal est un charmeur de lecteurs, qu’il hypnotise avec ce récit sensuel, lumineux, habilement construit, pour les mener d’une main de maître au plaisir.

 



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